Communiqué de presse - Genève, le 18 mai 2011
Mesdames et Messieurs,
Le défi climatique, est l’un des défis majeurs auquel nos sociétés sont confrontées. Les scientifiques du GIEC nous proposent des objectifs de réduction de notre gaspillage actuel, -40% de nos émissions de CO2 en 2020 et -95% en 2050, ceci pour les pays industrialisés les plus riches, dont la Suisse fait partie. La récente catastrophe mondiale de Fukushima a par ailleurs ravivé le problème du nucléaire. Il est tout à fait possible de se passer de cette technologie dramatiquement dangereuse pour l’Homme et ses générations futures, par les économies d’énergie et les énergies renouvelables.
A Genève, la plus grosse part de nos émissions de CO2 réside dans le chauffage des bâtiments, avec 28% du total (c.f. Plan Climat Cantonal, septembre 2009, Noé21). Il est donc des plus urgent d’agir prioritairement dans ce domaine. Les moyens à mettre en place sont largement connus : meilleure isolation des bâtiments, capteurs solaires thermiques et photovoltaïques sur tous les toits orientés au sud, double-vitrages systématiques, etc. Le potentiel est considérable, on pourrait d’ailleurs passer à 100% d’électricité renouvelable grâce à l’énergie photovoltaïque à Genève (c.f. étude Virage UNIGE).
C’est dans ce contexte que Noé21 salue le dépôt du projet de loi 10’814, qui prévoit de lever certains barrages administratifs prétéritant jusqu’ici les rénovations énergétiques du patrimoine protégé ou classé à Genève. Par exemple, les panneaux solaires photovoltaïques en zone 4B protégée (hameaux du canton) sont en effet tout simplement interdits. Selon nous, les services de l’Etat (SMS et CMNS) doivent davantage orienter les architectes sur l’utilisation des méthodes modernes d’économies d’énergie et non les empêcher.
Pour Noé21 :
Chaim Nissim - 079 316 98 13 - This e-mail address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it
Jérôme Strobel - 079 486 28 34 - jerome@noe21org


